Pas de carence en iode avec les Aliments minéraux Néolait
J.M. BEGUIN
(1) Direction Technique Recherche et Développement,
- NEOLAIT, 22120 Yffiniac - Décembre 2006



 
Introduction
 
Depuis plusieurs mois, l’iode fait l’objet d’une attention particulière avec la réalisation de profils métaboliques qui bien souvent arrivent à la conclusion que des vaches laitières recevant des aliments minéraux NEOLAIT seraient carencées en iode.

Une étude scientifique réalisée avec l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes, nous prouve le contraire. En effet, nous avons mis en évidence que le diagnostic sur l’iode doit se faire par la mesure de l’hormone « Thyroxine ou T4 » et non pas sur l’iode inorganique plasmatique (IIP). Des profils métaboliques réalisées sur 110 vaches laitières démontrent qu’avec l’utilisation des aliments minéraux NEOLAIT, l’animal fabrique suffisamment de thyroxine pour son métabolisme.

De plus nous avons mis en évidence que les teneurs sanguines en sélénium, zinc et cuivre témoignent d’une nutrition minérale optimisée.
Cette étude a fait l’objet d’une publication officielle et présentation aux 12émes journées Rencontres Recherches Ruminants organisées par l’INRA et l’INSTITUT de l’ELEVAGE.

  1 - QUEL EST LE RÔLE DE L'IODE?
 
L’iode est un oligo-élément qui intervient dans la synthèse des hormones thyroïdiennes, à savoir principalement la Thyroxine ou T4 qui régule :
  • le métabolisme énergétique par l’activité des mitochondries,
  • ainsi que la multiplication cellulaire en agissant sur la synthèse protéique dans des organes bien ciblés tel que le foie.
Une déficience importante se traduit par des goitres chez les veaux à la naissance, des morts nés, des veaux chauves et faibles. On constate également une baisse de la fertilité chez la vache laitière.

  2 - QUELLE RECOMMANDATION D'APPORT CHEZ LA VACHE LAITIÈRE ?
 
L’INRA recommande un apport par la ration de 0.8 mg/kg de matière sèche (1.2 mg si antagonistes, crucifères etc..). Les fourrages et les concentrés en contiennent 0.1 à 0.2 mg et dans ses formulations NEOLAIT retient une complémentation moyenne de 20 mg/vache/jour, ce qui correspond à la recommandation haute de l’INRA (1.2 mg/kg de MS).

  3 - QU'OBSERVE-T-ON DANS LES ÉLEVAGES ?
 
Dans les élevages laitiers et allaitants, lors de cas de mortalité élevée chez les veaux ou de résultats de reproduction médiocres, la pratique des profils métaboliques s’est développée depuis plusieurs années avec une recherche des causes au niveau de la nutrition minérale.

Les résultats des dosages sanguins, basés principalement sur l’analyse de l’IIP (Iode Inorganique Plasmatique) révèlent fréquemment des teneurs inférieures à une valeur de référence de 105µg/l établie dans les années 1980 par des chercheurs irlandais.

Cette situation qui est qualifiée de carence se rencontre malgré une complémentation quotidienne en iode par l’aliment minéral supérieure à la recommandation INRA. De plus, il n’y a pas de travaux de recherches scientifiques récents qui justifient d’apporter plus d’iode en continu aux vaches laitières.

  4 - UNE DÉMARCHE DE VALIDATION DES ALIMENTS MINÉRAUX NEOLAIT
 
Face à ce constat, NEOLAIT a initié une étude avec l’Ecole Vétérinaire de Nantes et le Laboratoire de Dosages Hormonaux du Professeur Brigitte Siliart.
L’objectif est de valider, sur des vaches laitières nourries avec les aliments minéraux NEOLAIT, que l’apport de 20 mg/vache/jour d’iode est suffisant pour assurer une production optimale d’hormone Thyroxine ou T4.
 

Le protocole


Au cours de l'été 2005, des prélèvements sanguins ont été réalisés sur 110 vaches laitières situées entre 60 et 180 jours de lactation et réparties dans 10 élevages bretons. Le niveau de production des élevages est de 8000 à 9500 kg/VL/an.

Les animaux reçoivent une ration de base composée de deux tiers d’ensilage de maïs et un tiers de pâturage. La complémentation minérale est réalisée, à l’aide du logiciel de rationnement NEO-PRO, avec des aliments minéraux de la gamme NEOLAIT avec un apport moyen d’iode de l’ordre de 20 mg/VL/jr.

Les analyses ont été réalisées par le Laboratoire de Dosages Hormonaux de L’ENV Nantes par radio-immunologie pour les hormones et au LVD 85 par ICP-MS pour les oligo-éléments.

Dans le cadre d’une autre étude, nous avons réalisé une seconde série d’analyse en mars 2006 sans mesure de la thyroxine ou T4. Cela concernait 100 vaches laitières (8 élevages ) en ration hivernale.





(1) les valeurs usuelles correspondent aux valeurs normales individuelles que l’on peut trouver sur des vaches laitières en bonne santé.

Les conclusions du Professeur Siliart sont éloquentes :

« Il n’y a pas de carence en Thyroxine ou T4 avec des apports quotidiens de 20mg d’iode »: La concentration moyenne en T4 est de 40 nmol/l (20 à 65 nmol/l) ce qui scientifiquement correspond à une plage de valeurs permettant de satisfaire le besoin des vaches laitières.
Ce résultat signifie que la nutrition en iode est suffisante sur les dernières semaines et que la glande thyroïde fonctionne bien, et qu’il faut rechercher les causes des problèmes cités précédemment (mortalité des veaux, reproduction) ailleurs qu’au niveau de l’iode.

« La mesure du niveau hormonal (T4) est indispensable pour diagnostiquer la nutrition en iode de la vache laitière. La mesure de l’Iode Inorganique Plasmatique (IIP) n’est pas fiable ».

L’étude montre qu’il n’y a pas de corrélation entre l’Iode Inorganique Plasmatique (IIP) et la T4 ». L’IIP qui est le reflet de l’apport alimentaire d’iode des derniers jours se situe en moyenne à 58µg/l. Ce niveau est suffisant pour assurer une production d’hormone T4 optimum. L’ancienne recommandation irlandaise encore en usage de 105 µg/l est trop élevée.


   Nous avons aussi mis en évidence les points suivants :

  • La teneur moyenne en iode du lait s’élève à 70 µg/l soit un niveau supérieur au seuil de carence estimé à 20µg par le Professeur Paragon de l’ENV Alfort et inférieur au maximum autorisé de 500 µg/l.

  • Le sélénium joue un rôle important dans le métabolisme de l’iode : on trouve une corrélation entre la concentration en sélénium du sérum et le niveau de T4 libre. Le sélénium entre dans la composition de l’enzyme 5-désiodase indispensable à l’activation de la T4 en T3.

  • Il n’y a pas de carence en zinc, cuivre et sélénium chez ces vaches laitières complémentées avec des aliments minéraux NEOLAIT.

  • Au pâturage, les teneurs en iode, sélénium et zinc du sérum sanguin sont plus faibles qu'en ration hivernale.

  5 - EN CONCLUSION
 
Grâce à cette étude scientifique approfondie, NEOLAIT en collaboration avec l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes a déterminé la réalité de la nutrition en iode de la vache laitière. L’ensemble des mesures réalisées nous permet de constater qu’avec une complémentation minérale optimisée suivant les normes NEOLAIT utilisées dans NEO-PRO, nous ne trouvons pas de situations de carences en oligo-éléments au-delà du pic de lactation. Il n’y a donc pas lieu de réévaluer l’apport d’iode chez la vache laitière.
Une supplémentation avec BIOLIGO CH peut être envisagée en fin de gestation et début de lactation.

En pratique, avant de procéder à un profil métabolique coûteux sur un troupeau, il convient d'abord de vérifier le bon équilibre de la ration, en particulier au niveau des oligo-éléments en appréciant, si possible par analyse, la teneur des fourrages et la bonne couverture des besoins par l'aliment minéral.

  A cette fin, NEOLAIT
propose aux éleveurs :


- une gamme d’aliments minéraux
FERO- PHOSPHAT et TURBOMINE de
qualité, formulés selon des
recommandations scientifiques fiables.

- un diagnostic minéral complet à l’aide de
son logiciel de rationnement NEO-PRO.
ainsi qu’un service d’analyse des éléments
minéraux des fourrages et des aliments,
grâce à l’équipement ICP de son Laboratoire
d’Analyse Contrôle Qualité.