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FOCUS SUR

Facteur de risque reconnu :

le courant électrique parasite

De plus en plus complexe, la gestion d’élevage implique que tous les facteurs de risque soient connus et contrôlés… dont les perturbations électriques et magnétiques. Celles-ci font l’objet de recherches et avis scientifiques solides. Tentons d’aborder simplement ce sujet difficile et de ne traiter que les points essentiels.

Un courant électrique parasite (ou courant vagabond) est un courant électrique ni souhaité ni contrôlé, parfois aléatoire ou inconstant. L’homme ne le perçoit pas, contrairement aux animaux, plus sensibles. Le courant électrique passe par les fils électriques ou les éléments métalliques présents à côté des animaux.Un champ magnétique existe autour des installations électriques et électroniques : moteurs électriques et transformateurs, appareils électroniques (téléphones portables, Wifi, …) et lignes électriques, en particulier les lignes à haute tension.Les courants électriques sont le plus souvent responsables de troubles en élevage, selon les études et observations actuellement disponibles.

Une sensibilité à fleur de cuir

Les bovins sont plus sensibles car ils vivent en permanence dans l’humidité, du mufle jusqu’aux 4 pieds. Ce sont de très bons conducteurs de l’électricité. Ils sont sensibles à des courants de faible intensité.

On distingue deux situations :

  • La tension de contact : le bovin touche une pièce métallique dans laquelle circule un courant (abreuvoir, clôture, …) : le courant circule dans l’animal de la pièce métallique jusqu’au sol.
  • La tension de pas : le courant parasite circule dans le sol. Il traverse l’animal, par exemple entre les pattes avant et les pattes arrière.

Le bâtiment, propice aux courants parasites

Tous les ingrédients existent dans un bâtiment pour générer un risque de courants parasites :

  • des appareils électriques : salle de traite, tank, robots, racleurs, éclairages…
  • des structures métalliques : charpente, salle de traite, cornadis, logettes, barrières, fers des bétons…
  • de l’humidité : elle intervient à deux niveaux. D’une part, elle conduit l’électricité. D’autre part, elle provoque la corrosion des connections électriques.

Les signes d’appel sur les bovins

L’observation de comportements anormaux doit vous alerter :

  • abreuvement anormal et irrégulier,
  • répartition non homogène des animaux dans le bâtiment,
  • circulation difficile et/ou comportement perturbé en salle de traite ou au robot,
  • consommation alimentaire anormale,
  • performances insuffisantes et/ou troubles sanitaires non explicables par d’autres facteurs.

Les moyens de contrôles et de corrections

La première étape consiste à faire appel à un spécialiste pour réaliser un diagnostic électrique complet et fiable : analyse de la situation et corrections.

Son intervention consiste souvent à corriger les deux phénomènes les plus fréquents :

  • La fiabilité de la mise à la terre de toutes les installations électriques et de toutes les structures métalliques du bâtiment.
  • C’est essentiellement sur ce point que la géobiologie complétera le diagnostic. Elle localisera de manière optimale la mise à la terre, en tenant compte de l’environnement.
  • La réalisation ou la correction des liaisons équipotentielles.

Elle consiste à relier entre elles toutes les structures métalliques du bâtiment, pour éviter un courant parasite entre différentes pièces métalliques.

Les connaissances actuelles sur ces phénomènes sont bien documentées. La priorité est d’analyser et de fiabiliser l’installation électrique du bâtiment. Des spécialistes sont en mesure de réaliser les diagnostics et les corrections nécessaires, pour que les troupeaux expriment au mieux leur potentiel, avec une longévité maximale.